
Par: Germenson Delmyr
Malgré le cumul de crises, l’heure de la rentrée scolaire a sonné à Ouanaminthe aussi. Ce mercredi 1er octobre marque, selon le calendrier fixé par le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), le début officiel de la nouvelle année académique.
L’éducation nationale, véritable vecteur de connaissances et de compétences, s’appuie sur les orientations stratégiques établies par le MENFP. Ce socle fondamental de développement local peut également être renforcé par les directives des autorités municipales, dans le cadre d’une politique éducative locale mieux structurée.
En effet, la loi confère aux municipalités des prérogatives leur permettant d’exercer un contrôle sur les conditions de transmission du savoir et de mettre en place un plan éducatif propre à leur commune.
À Ouanaminthe, si l’administration communale n’a pas encore franchi le pas de l’élaboration d’un tel plan, elle gagnerait toutefois à accorder une attention particulière à la sécurité routière pendant les jours de classe. Une telle initiative contribuerait à réduire considérablement les risques d’accidents de circulation, qui se soldent trop souvent par des drames impliquant des élèves.
Dès lors, qu’attendent les autorités locales pour mobiliser les volontaires de la Croix-Rouge, de la Protection civile et les agents de la circulation afin d’appuyer la police routière dans la régulation des voies aux heures de rentrée et de sortie des classes ? Ne serait-il pas également pertinent pour l’administration municipale de réfléchir à une base légale visant à limiter la circulation des véhicules aux abords des établissements scolaires ? Et que dire de la future police municipale, annoncée par le président du cartel, si celle-ci plaçait la sécurité scolaire parmi ses priorités premières ?
De nombreux parents estiment que l’instauration de mesures de sécurité routière renforcerait la confiance de la population envers la nouvelle équipe municipale de Ouanaminthe, tout en témoignant de sa volonté réelle d’œuvrer pour le bien-être et la protection des écoliers, véritables porteurs d’avenir pour la commune.



