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Restrictions de visas américains de deux autres membres du CPT en raison de lourds soupçons

Les États-Unis ont annoncé l’imposition de restrictions de visas à l’encontre de certains membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) haïtien, une décision rendue publique à travers une note officielle diffusée par l’ambassade américaine en Haïti sur ses plateformes de réseaux sociaux. Cette mesure s’inscrit dans le cadre des efforts de Washington visant à lutter contre l’influence et le soutien présumés de responsables politiques haïtiens aux gangs armés qui déstabilisent le pays.

Selon la note de l’ambassade, le département d’État américain a décidé de restreindre ou de révoquer les visas de membres du CPT ainsi que ceux de leurs proches immédiats, notamment leurs conjoints et enfants. Les autorités américaines reprochent à certains conseillers leur implication directe ou indirecte dans des activités de gangs et d’organisations criminelles, ainsi que leur ingérence dans les actions du gouvernement haïtien destinées à combattre ces groupes, qualifiés par Washington d’Organisations terroristes étrangères (FTO).

Il convient toutefois de souligner que la communication officielle de l’ambassade des États-Unis ne mentionne aucun nom. Néanmoins, d’après des informations rapportées par Radio Télé Métronome, les conseillers présidentiels concernés par ces sanctions seraient Smith Augustin et Leslie Voltaire, une révélation qui alimente de vives réactions dans l’opinion publique et au sein de la classe politique haïtienne.

Ces restrictions sont prises en application de l’alinéa 212(a)(3)(C) de la loi américaine sur l’immigration et la nationalité (INA), une disposition qui autorise l’interdiction d’entrée sur le territoire américain à toute personne dont la présence ou les activités sont jugées susceptibles d’avoir de graves conséquences négatives sur la politique étrangère des États-Unis.

Dans sa note, Washington réaffirme par ailleurs son attachement à la stabilité d’Haïti et à la coopération avec les autorités nationales pour lutter contre la violence des gangs. Rappelant que le peuple haïtien endure depuis trop longtemps l’insécurité, les destructions et les rivalités politiques, l’administration américaine assure qu’elle continuera à exiger des comptes de tous ceux qui contribuent à la déstabilisation d’Haïti et de la région.

ACCILIEN JACKENSON

Agronome/Politologue/Journaliste

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