
La Fondasyon Je Klere (FJKL) a vivement dénoncé la décision de l’État haïtien d’octroyer une somme de 1 140 000 dollars américains à Jacky Lumarque, recteur de l’Université Quisqueya. Dans un rapport rendu public récemment, l’organisation de défense des droits humains s’interroge sur la pertinence et la transparence de cette allocation financière, surtout dans un contexte de crise généralisée qui affecte profondément les institutions publiques du pays.
Selon la FJKL, cette décision soulève de sérieuses préoccupations quant aux priorités de l’État en matière d’éducation supérieure. L’organisation estime qu’un tel financement accordé à une institution privée contraste fortement avec la situation critique de l’Université d’État d’Haïti (UEH), principale université publique du pays. Cette dernière fait face depuis plusieurs années à un manque criant d’infrastructures, d’équipements pédagogiques et de ressources destinées à soutenir l’apprentissage et la recherche scientifique.
Pour de nombreux observateurs, ce choix budgétaire illustre une politique éducative jugée déséquilibrée. Alors que des facultés de l’UEH peinent à fonctionner normalement faute de laboratoires, de bibliothèques adéquates et de matériel académique, l’octroi d’une somme aussi importante à une université privée est perçu comme un signal préoccupant quant à l’engagement réel de l’État envers l’enseignement supérieur public.
La FJKL appelle ainsi les autorités haïtiennes à faire preuve de transparence et de responsabilité dans la gestion des fonds publics. L’organisation plaide pour une réorientation des investissements vers les institutions publiques, notamment l’UEH, afin de renforcer l’encadrement académique, soutenir la recherche et garantir un accès plus équitable à une éducation supérieure de qualité pour l’ensemble de la population haïtienne.



