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L’arrivée des forces tchadiennes à Port-au-Prince serait-elle un nouveau Souffle d’Espoir pour Haïti

C’était le mardi 31 mars, l’année 2026 l”air était chargé d’une tension palpable en Haïti, où une équipe avancée de soldats tchadiens, accompagnée du représentant spécial et d’une force de répression des gangs, faisait son entrée à Port-au-Prince. Imaginez la scène, des soldats foulant le sol de cette ville marquée par tant de souffrances, et voilà que se dessine un nouvel espoir, comme une fleur qui s’ouvre après un long hiver.

Ces soldats seront là pour rejoindre une nouvelle unité dédiée à la lutte contre les gangs. Cette unité sera mise sur pied sous l’égide des États-Unis, avec l’aide de Jack Christofides, le représentant spécial de la mission. Ce déploiement, mandaté par le Conseil de sécurité des Nations unies suite à une demande urgente du gouvernement haïtien, représente un tournant essentiel dans l’histoire récente de la nation.

Malgré l’arrivée souhaitée de ces troupes, la situation reste délicate. Les forces de sécurité haïtiennes ont du mal à enrayer la violence, même si elles ont récemment fait des incursions dans les bastions des criminels, rendant quelques routes de nouveau accessibles. Dans le centre du pays, des actes de violence ont récemment causé la douleur et la perte pour des milliers de familles. Le gang «Gran Grif», étiqueté comme organisation terroriste par le département d’État américain, est accusé d’avoir fait jusqu’à 80 victimes. Ce retour de la brutalité, après une période de relative tranquillité, met en doute l’importance  d’ une nouvelle force anti-gang pour rétablir une paix suffisamment long pour qu’un jour, enfin, le pays puisse organiser des élections générales, une première depuis dix ans.

En attendant l’arrivée des troupes, Atul Khare, secrétaire général adjoint de l’ONU, a voyagé en République dominicaine et en Haïti, épaulé par Daniela Kroslak, la cheffe du Bureau d’appui des Nations unies en Haïti. Ils ont eu des échanges avec le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et la ministre des Affaires étrangères Raina Forbin. Mercredi, le bureau a annoncé qu’il avait respecté les délais imposés par la résolution onusienne pour fournir un soutien logistique et opérationnel complet. Un total de 5 500 membres, dont la majorité seront des militaires, secondée par une petite troupe de 50 civils, cette mission aurait l’obligation de se distinguer par sa volonté d’agir là où l’espoir semble s’effacer.

ACCILIEN JACKENSON

Agronome/Politologue/Journaliste

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