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La République dominicaine trace une ligne rouge: «pas de réfugiés haïtiens dans la liste»

La République dominicaine a clarifié les contours de son nouvel accord de coopération migratoire avec les États-Unis, au moment même où des discussions autour du dossier de l’homme d’affaires haïtien Dimitri Vorbe alimentent les débats régionaux. Les autorités dominicaines ont insisté sur le fait que cet accord ne vise pas l’accueil de réfugiés, mais uniquement le transit temporaire de personnes faisant l’objet d’un ordre d’expulsion américain vers un autre pays.

Le ministère dominicain des Affaires étrangères (Mirex), par l’intermédiaire de ses conseillers Jatzel Román et Anselmo Muñiz, a précisé que les États-Unis devront soumettre à l’avance la liste des personnes concernées. La République dominicaine conservera le droit absolu d’accepter ou de refuser chaque dossier, sans obligation de justification, dans le cadre d’un accord qualifié de « politique » et non juridiquement contraignant.

Les autorités dominicaines ont également souligné plusieurs restrictions importantes. Les ressortissants haïtiens ainsi que les mineurs non accompagnés sont exclus du dispositif. De plus, le pays n’acceptera pas les individus provenant d’États où les procédures de rapatriement sont jugées complexes sur le plan logistique ou diplomatique. Chaque cas sera examiné individuellement afin de garantir un simple séjour de transit et non une installation permanente sur le territoire dominicain.

Selon les détails révélés par le Mirex, la République dominicaine ne recevra pas plus de trente personnes par mois dans le cadre de cet accord à court terme. Les séjours devraient varier entre quelques jours et soixante jours au maximum, en fonction des difficultés de transfert vers le pays de destination final. Les frais liés à l’hébergement, à la sécurité et aux opérations seront entièrement pris en charge par les États-Unis, avec l’appui de programmes des Nations Unies.

Enfin, les responsables dominicains présentent cette entente comme un instrument stratégique de coopération avec Washington. Outre l’amélioration attendue des infrastructures aéroportuaires et des conditions migratoires pour les citoyens dominicains, le gouvernement estime que ce partenariat pourrait renforcer la collaboration sécuritaire régionale, notamment dans le contexte de la crise persistante en Haïti.

ACCILIEN JACKENSON

Agronome/Politologue/Journaliste

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