
Jean Marx Louissaint, connu sous le pseudonyme Ralph Laurent, a été interpellé le 23 novembre dernier en République dominicaine. Journaliste d’origine haïtienne résidant dans le New Jersey et détenteur de la nationalité américaine, il était recherché par la DCPJ depuis novembre 2024 pour ses présumés liens avec le mouvement « Viv Ansanm » et avec Jimmy Chérizier, dit Barbecue. Des accusations qu’il a toujours rejetées.
Dès les premiers instants suivant son arrestation, Louissaint aurait entrepris une véritable offensive juridique pour empêcher toute mesure d’extradition vers Haïti. Selon plusieurs sources proches du dossier, il a sollicité en urgence l’assistance de plusieurs organisations locales et internationales de défense des droits humains afin d’obtenir soutien, protection et visibilité médiatique sur sa situation.
Ces démarches incluent l’envoi de communications écrites à des organismes spécialisés dans la prévention des persécutions politiques, ainsi que des demandes formelles d’accompagnement juridique pour documenter les risques auxquels il affirme être exposé dans le système judiciaire haïtien. Louissaint met en avant la fragilité institutionnelle d’Haïti et l’absence de garanties judiciaires pour appuyer sa demande.
Parallèlement, des avocats dominicains auraient été mandatés pour structurer un dossier fondé sur la protection des droits fondamentaux, visant à convaincre les autorités locales que son extradition pourrait constituer une violation des normes internationales de protection des personnes. Cette stratégie s’inscrit dans une tentative d’inscrire son cas dans un cadre de droits humains plutôt que strictement criminel.
L’arrestation de Louissaint a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, notamment à travers une vidéo virale relayée par l’influenceur John Colem Morvan. Cette forte exposition médiatique alimente un débat passionné, partagé entre ceux dénonçant un acharnement politique et ceux estimant qu’il doit répondre aux accusations portées contre lui.
À ce jour, ni les autorités dominicaines ni la DCPJ n’ont communiqué sur l’ouverture d’une procédure d’extradition ou sur les suites de son dossier. En attendant, les démarches de Louissaint auprès des organismes de défense des droits humains restent son principal levier pour tenter d’éviter un transfert vers Haïti, laissant l’affaire suspendue dans une zone d’incertitude.



