
Après 17 jours passés entre les murs de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), l’ancien sénateur Nenel Cassy a été libéré sur ordre direct du Commissaire du Gouvernement. Une décision qui suscite interrogations et remous dans l’opinion publique, tant les accusations portées contre lui étaient graves.
Selon les premières informations, Nenel Cassy avait été arrêté et détenu sans mandat formel, dans des conditions qualifiées par certains de séquestration politique. Les charges évoquées incluaient le financement de gangs armés, association de malfaiteurs, et d’autres allégations liées à l’insécurité grandissante dans le pays. Pourtant, aucun dossier clair n’a été officiellement présenté à la presse.
La libération soudaine de l’ex-parlementaire, sans procès ni comparution publique, soulève de nombreuses questions sur le fonctionnement de la justice haïtienne. Pour certains observateurs, il s’agit d’un nouvel exemple d’un système judiciaire politisé, où l’arrestation devient un outil de pression, et la libération, une manœuvre d’arrangement.
Pendant sa détention, plusieurs organisations de défense des droits humains avaient exprimé leurs préoccupations, exigeant que Nenel Cassy soit jugé dans le respect des procédures légales, soit immédiatement libéré s’il n’existait aucune preuve solide contre lui. Leur appel semble avoir été partiellement entendu.
Toutefois, le silence des autorités policières et judiciaires sur les raisons exactes de sa libération continue d’alimenter les spéculations. S’agit-il d’un manque de preuves, d’un compromis politique ou d’un recul tactique ?
Une chose est certaine : ce nouvel épisode reflète les zones d’ombre persistantes du système judiciaire haïtien et l’impunité qui semble protéger les figures politiques, quels que soient les soupçons qui pèsent sur elles.




