
La Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA) a validé un contrat d’envergure estimé à près de 500 millions de dollars destiné au renforcement de la sécurité aux frontières nationales. L’accord, paraphé par les ministères de l’Économie et des Finances, de la Justice et de la Sécurité publique, de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, ainsi que de la Défense, a été conclu en partenariat avec la firme Evergreen Trading System Limited.
D’après les autorités, ce projet stratégique vise à consolider la sécurité nationale aux principaux points de passage frontaliers, à améliorer le recouvrement des recettes douanières et fiscales et à accroître la capacité de l’État à combattre la criminalité transnationale et les réseaux de fraude. L’initiative intervient dans un contexte marqué par des insuffisances structurelles et un sous-financement chronique des dispositifs de contrôle, notamment le long des près de 400 kilomètres de frontière partagée avec la République dominicaine, zone régulièrement confrontée au trafic illicite.
Les responsables gouvernementaux soulignent que l’accord permettra l’introduction de technologies avancées et d’équipements modernes, incluant des systèmes de surveillance de dernière génération et des outils d’inspection performants. Ces investissements devraient être déployés dans les principaux postes frontaliers et points de contrôle stratégiques, afin d’optimiser la gestion des flux de marchandises et de personnes.
Au-delà de l’aspect sécuritaire, le projet s’inscrit dans une démarche plus large de modernisation des infrastructures publiques et de consolidation de la stabilité économique. En renforçant les capacités de collecte aux ports et aux frontières, les autorités entendent accroître les recettes de l’État et limiter les pertes liées à la contrebande et à l’évasion fiscale.
Cependant, malgré l’aval institutionnel, l’ampleur de l’investissement suscite des interrogations au sein de certains secteurs de la société civile et d’analystes indépendants. Ces derniers appellent à la mise en place de mécanismes rigoureux de transparence, de contrôle et d’évaluation afin de garantir une gestion responsable des fonds publics et de s’assurer que les retombées du projet se traduisent par des améliorations tangibles et durables pour le pays.



