
Dans un pays où les nuages de l’incertitude politique assombrissent chaque jour davantage l’horizon national, certaines lueurs continuent pourtant de percer l’épaisseur du doute. Le département du Nord-Est, longtemps relégué aux marges des priorités nationales, semble aujourd’hui attirer l’attention des nouvelles autorités. Ce vendredi 13 mars 2026, dans la ville historique de Fort-Liberté, un conseil technique départemental s’est tenu dans les locaux de la délégation, sous la conduite du délégué départemental Dionel Germain. Cette rencontre, organisée dans un contexte national fragile, visait à identifier les urgences du territoire et à redessiner les contours d’un développement plus adapté aux réalités locales.
Cette séance s’inscrivait dans une mission confiée par les autorités centrales afin d’établir un diagnostic clair des besoins du département. Autour de la table, les directeurs départementaux des différentes institutions publiques ont exposé les difficultés qui entravent le fonctionnement de leurs secteurs respectifs. Les échanges, parfois accablants mais toujours constructifs, ont permis de dresser un tableau lucide des défis structurels auxquels fait face le Nord-Est, tout en ouvrant la voie à des pistes d’intervention susceptibles de redonner souffle aux institutions locales.
La rencontre a réuni plusieurs figures importantes de l’administration publique, dont le ministre des Travaux publics, Transports et Communications, l’ingénieur Joseph Almathe Pierre-Louis, la secrétaire d’État aux Collectivités territoriales Sharina Lochard, le directeur des collectivités territoriales Mallew Étienne, ainsi que la coordonnatrice de l’UCDVD Elvire Joseph François. Leur présence a apporté une dimension institutionnelle et technique aux discussions, permettant d’articuler les préoccupations locales avec les mécanismes décisionnels de l’État central.
Selon le délégué départemental Dionel Germain, cette séance d’écoute et de concertation s’inscrit dans la volonté du gouvernement de se rapprocher davantage des populations et de mieux comprendre les réalités vécues dans les territoires. Du côté des élus locaux, l’initiative a été saluée. Le président de l’Association des maires du Nord-Est (AMANE), Amide Gabriel, a exprimé sa satisfaction de voir les doléances du département recueillies directement par des représentants de haut niveau de l’État.
Au terme de cette rencontre, il est unanime de constater que les défis du Nord-Est sont nombreux, parfois lourds comme des pierres dans le sac du développement. Mais en ouvrant cet espace de dialogue entre l’administration centrale, les directions départementales et les collectivités territoriales, les autorités espèrent jeter les bases d’une gouvernance plus attentive et plus efficace. Dans un pays souvent secoué par les tempêtes politiques, ces moments d’écoute et de planification apparaissent comme de fragiles mais précieuses promesses d’avenir.



