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Me Eno Zéphyrin serait mis à pied pour violations de droits humains

Suite à un grave incident survenu récemment sur le boulevard du Cap-Haïtien, le commissaire du gouvernement de cette juridiction, Me Eno Zéphyrin est accusé d’avoir violemment frappé et blessé un citoyen haïtien de la diaspora vivant aux États-Unis, identifié comme Emmanuel Lundi. Les faits, largement relayés sur les réseaux sociaux et dans certains médias, soulèvent une vive indignation au sein de l’opinion publique.

Selon une publication du journaliste Garry P. Paul Charles sur compte X, le ministre de la justice et de la sécurité publique, Me Patrick Pélissier, aurait ordonné la libération immédiate de M. Emmanuel Lundi, qui aurait été interpellé à la suite de cette altercation. La victime, d’après des proches, serait également citoyen américain, un élément qui confère à cette affaire une dimension diplomatique sensible.

Toujours selon les informations confirmées par Radio Télé Scoop, le commissaire Eno Zéphyrin serait révoqué et pourrait être traduit en justice pour violation des droits humains. Ces annonces, bien que non encore formalisées par un communiqué officiel, traduisent la gravité des faits reprochés et la pression croissante exercée sur les autorités judiciaires.

Certaines sources évoquent une altercation liée à des faits qualifiés par l’accusation d’outrage à magistrat, une infraction prévue et réprimée par le Code pénal haïtien, passible d’une peine allant d’un mois à un an d’emprisonnement. Toutefois, des observateurs rappellent que cette qualification ne saurait en aucun cas justifier des violences physiques exercées par un représentant de l’autorité judiciaire.

Cette affaire relance le débat sur les abus de pouvoir, la responsabilité des magistrats et le respect des droits fondamentaux des citoyens, qu’ils soient résidents ou membres de la diaspora. Elle intervient dans un contexte national marqué par une forte méfiance des citoyens envers les institutions judiciaires et policières du pays.

Dans l’attente d’une communication officielle des autorités compétentes, de nombreuses voix appellent à une enquête impartiale, à l’établissement des responsabilités et au strict respect de l’État de droit, condition indispensable pour restaurer la confiance entre la justice et la population.

ACCILIEN JACKENSON

Agronome/Politologue/Journaliste

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