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Emmanuel Lundi présente ses excuses au CG Me Eno Zephyrin et l’affaire se conclut sans rupture judiciaire

Entre-temps, Emmanuel Lundi placé en détention à la prison civile du Cap-Haïtien pour outrage à magistrat vendredi 09 janvier 2026 vient de retrouver sa liberté après avoir adressé une lettre officielle d’excuses au commissaire du gouvernement, depuis son lieu de détention. Dans ce document, le jeune homme reconnaît que son comportement constituait un outrage à l’autorité établie, affirmant avoir agi sous l’emprise de l’émotion sans mesurer la portée de ses paroles et de ses actes.

Dans sa correspondance, Emmanuel Lundi exprime de profonds regrets, assure avoir pris conscience de la gravité de son geste et s’engage à faire preuve, à l’avenir, d’un respect absolu envers les institutions judiciaires et leurs représentants. Il sollicite humblement la compréhension et la clémence du magistrat, tout en présentant ses excuses les plus respectueuses. À la suite de cette démarche, le jeune homme a finalement obtenu sa libération, mettant un terme provisoire à une affaire qui aura profondément marqué l’opinion publique.

Cet incident survenu le 9 janvier 2026 sur le boulevard du Cap-Haïtien continue de susciter de vives réactions dans l’opinion publique. En marge d’une opération de démolition de constructions commerciales érigées illégalement sur les trottoirs, menée par le délégué départemental du Nord, Marc Présumé, une altercation a éclaté entre le jeune entrepreneur Emmanuel Lundi et le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance du Cap-Haïtien, Me Eno Zephyrin.

Selon plusieurs témoins présents sur les lieux, la situation a rapidement dégénéré en échange verbal houleux, avant de se transformer en confrontation physique. Des images largement relayées sur les réseaux sociaux montreraient le commissaire du gouvernement porter un coup au visage du jeune homme, provoquant une onde de choc au sein de la société civile. Ces séquences ont alimenté l’indignation de certains et ravivé le débat sur l’usage de la force par les autorités judiciaires.

Dans les heures qui ont suivi la diffusion des images, des rumeurs persistantes ont commencé à circuler, laissant croire à une éventuelle révocation du commissaire Me Eno Zephyrin pour violation des droits humains et abus d’autorité. Toutefois, contrairement aux spéculations, aucune décision administrative n’a été prise en ce sens, et le commissaire est demeuré en fonction.

ACCILIEN JACKENSON

Agronome/Politologue/Journaliste

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