
Dans un mois, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé atteindra deux ans à la tête du gouvernement de transition. Cette échéance relance le débat sur le bilan de son administration et sur l’avenir du processus politique en Haïti.
La sécurité figurait parmi les principales priorités annoncées à son arrivée. Pourtant, près de deux ans plus tard, les gangs contrôlent encore de vastes territoires et la situation sécuritaire reste extrêmement fragile.
Le processus électoral connaît également des retards. Alors que l’organisation d’élections crédibles constitue l’un des principaux objectifs de la transition, le calendrier électoral n’a pas avancé au rythme attendu.
Cette situation nourrit les interrogations sur la poursuite du processus politique. La question d’une nouvelle étape de la transition se pose désormais avec insistance, dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité et l’affaiblissement de l’autorité de l’État.
Selon certains analystes et observaterus avisés, Fils-Aimé devrait partir afin d’ouvrir la voie à un nouveau processus politique. L’objectif serait de restaurer durablement l’autorité de l’État et de permettre au pays de revenir à un pouvoir issu des urnes.



