
L’affaire qui oppose l’avocat Albert Joseph au pasteur Moïse Joseph vient de franchir une étape judiciaire importante. Dans une plainte déposée au Doyen du Tribunal de Première Instance (TPI) de Fort-Liberté, Me Joseph accuse le pasteur et entrepreneur Moïse Joseph de diffamation publique suite des propos tenus sur les ondes des médias locaux ainsi les réseaux sociaux.
Selon l’avocat, ces déclarations, qui datent du 12 septembre, auraient porté atteinte à son intégrité de citoyen et de professionnel du droit. Les enregistrements sonores, conservés par plusieurs journalistes, constitueraient, d’après lui, des preuves directes de cette attaque verbale susceptible d’entacher durablement sa réputation. Me Joseph souligne que ces accusations non fondées visent à semer le doute sur son image auprès du public et de ses confrères.
Afin de préserver son honneur, l’avocat demande au Doyen d’ordonner aux juges de paix de la juridiction de se rendre dans les médias concernés pour collecter ou saisir les enregistrements. Cette mesure vise à établir une base probatoire solide pour que la justice puisse trancher en toute impartialité. Il insiste sur l’urgence d’une telle démarche et appelle les autorités judiciaires à agir sans délai afin de faire respecter son droit à la vérité.
En parallèle, une autre correspondance officielle a été adressée au Bâtonnier de l’Ordre des Avocats de Fort-Liberté, Me Gaston Etienne. Par cette lettre, Me Joseph demande que son statut professionnel d’avocat régulièrement inscrit soit publiquement confirmé. Il estime qu’une clarification officielle est nécessaire pour couper court à toute confusion alimentée par cette campagne mensongère et malveillante orchestrée le sieur Moïse. Cette lettre a été reçue et enregistrée par la secrétaire administrative du Barreau, Mme Oréus Rodeline.
Ce geste de transparence pourrait conduire l’Ordre à se prononcer publiquement dans les prochains jours. L’affaire est donc suivie avec attention, notamment en ce qui concerne la réaction de Me Gaston Étienne en tant qu’avocat de monsieur Moïse et Bâtonnier du Conseil de l’Ordre. Dans un contexte où les attaques personnelles sur les réseaux sociaux se multiplient, cette affaire pourrait bien faire jurisprudence et marquer un tournant dans la lutte contre la diffamation.



